Réaliser et changer

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Réaliser et changer
Ressentir le besoin d’être quelqu’un pour plaire aux autres… et me faire ainsi accepter. Combien de fois ai-je fait ça ? Jimmy ne soit pas trop gay, ne prend trop de place, aime ce que les autres aiment, ne dit rien, ne fait pas ça, tes parents vont être déçus et ainsi de suite. J’ai l’impression que c’était une partie de moi avant. Je ne savais pas qui j’étais, je ne dis pas que j’étais malhonnête avec les autres. Je voulais simplement être dans le moule et plaire à tout le monde et ainsi répondre à des attentes pour me faire aimer.
 
C’EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE À TOUT LE MONDE ! J’avais beau le lire et l’entendre, je n’arrivais pas à comprendre cette simple phrase. En même temps, je pense que je n’arrivais pas à cerner complètement ma propre identité. Je ne l’ai compris qu’il y a quelques semaines en réfléchissant, inspiré par la musique dans mon petit loft. Je remarquais que lorsque je suis avec mes nouveaux amis et mes nouvelles amies, je n’ai pas besoin de jouer un rôle pour être aimé. Je ne réfléchis pas à la réponse qu’ils aimeraient entendre… J’ai l’impression que mon point de vue vaut autant que celui des autres. Avant, je magasinais et j’aimais certains morceaux un peu extravaganza, mais je me demandais toujours si j’allais me faire juger négativement? Je me souviens également qu’à mon premier emploi, ma patronne m’avait dit: «Tu aimes mieux être dans la cuisine, car les gars vous aimez moins le contact client ?». J’avais répondu oui, mais je savais très bien que j’aimais surtout parler avec les autres plutôt que d’être seul dans mon coin. Des exemples comme ceux-ci, j’en ai des tonnes, mais j’imagine que rien n’est arrivé pour rien ! J’ai aussi l’impression qu’il faut aussi passer par là comme ado ou jeune adulte…
 
Au-delà de plaire aux autres, une partie de moi me demeurait inconnue. J’imagine qu’en jouant aux jeux vidéo douze heures par jour à l’adolescence ça permettait d’oublier et de ne pas penser à ça… Au cégep, je pensais avoir découvert la personne que je suis, mais j’avais tort ou je n’avais pas complètement raison… Honnêtement, le déménagement dans une grande ville cosmopolite m’a permis de comprendre que nous sommes tous différents et que certains vont nous aimer et d’autres non. Par contre, tu fais le choix d’être toi à 100% ou de cacher une partie de toi. Je me sens suffisamment bien dans mon environnement montréalais pour m’affirmer sans avoir peur. Tu peux me regarder, car tu trouves mes vêtements trop extravagants, mais je n’en ai un peu rien à faire parce que je me sens bien ! Je suis vraiment heureux de la confiance que j’ai prise et je n’attends plus l’accord des autres pour faire quelque chose. Par ailleurs, je comprends qu’il faut aussi faire parfois des concessions pour vivre avec les autres, avoir des amis, être en couple…. Changer d’environnement m’a vraiment aidé à faire une introspection et de découvrir un peu plus qui je suis. Je ne pense pas avoir toutes les réponses, mais j’en ai beaucoup plus. On me dit que ça prend toute la vie J
 

« Je suis fier du gars que j’étais, encore plus du jeune homme que je suis devenu et j’ai hâte de réaliser mon future. »

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